Chapelle Romane Saint Pancrace du Xème siècle.

 

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graphics23La petite chapelle dédiée à Saint-Pancrace se dresse entre vignes et garrigues dans un beau site des Corbières Maritimes, à 2 kms du village de La Palme ; et à proximité de l’antique voie Domitienne.

Des visites guidées sont organisées par une association palmiste.

Le lieu était jadis un petit village donné en fief à la famille d’Auriac par les vicomtes de Narbonne au cours du XIIIème siècle.

A l’époque gallo-romaine, les Romains qui occupaient le pays avaient élevé en ce site qui longeait la Voie Domitienne un monument… un temple, peut-être une église ? En l’honneur de Saint Pancrace. En effet Saint Pancrace, martyrisé à Rome en l’an 304 lors des persécutions de Dioclétien, était un saint important pour les Romains : dès le IVème siècle, ils ont élevé une église à son nom à Rome (Archives de l’Aude).

Cette chapelle était donc l’église d’un tout petit village au Xème siècle avec son Seigneur. Tout autour les habitants avaient installé le cimetière. Les tombes ont été retrouvées lors de plantation de pins en 1948, dont certaines étaient garnies de petit vase sans anse, de type Carolingien, qui devaient contenir de l’eau bénite. Ces ossements reposent aujourd’hui sous le Calvaire, construit pour les recevoir.

graphics22 Ce monument, qui ne manque pas d’intérêt sur le plan archéologique était un lieu de pèlerinage deux ou trois fois l’an.
Les habitants de La Palme ont toujours aimé cette chapelle, et se chargent des travaux nécessaires à son entretien.

L’abside orientée est bâtie en pierres grossièrement équarries, disposées en assises régulières.Elle est couronnée immédiatement sous la toiture par une corniche qui porte une frise de cercles sécants ou emboîtés : cette corniche serait wisigothique, d’autres la disent carolingienne .
On la retrouve sur une partie de la nef, qui serait donc de la même époque.
L’abside est éclairée par trois ouvertures : une fenêtre centrale, ébrasée intérieurement et extérieurement, et deux fenêtres en forme de meurtrière, ne comportant qu’un seul ébrasement intérieur.

couroneeLa fenêtre située au nord-est est taillée à l’intérieur d’un bloc de pierre ; ce genre d’ouverture se retrouve dans certains édifices préromans catalans.
Au sud-est la fenêtre présente les caractéristiques des ouvertures préromanes languedociennes.
L’intérieur de l’abside, est voûté en cul de four. L’arc plein cintre bien appareillé qui ouvre sur la nef ; est supporté par deux colonnes reposant sur une large base avec une moulure quart de rond terminée par de grosses boules.
Abside et nef, ont été élevées au Xème siècle.
La première travée du vaisseau central, a reçu une voûte de blocage en arc brisé. Elle repose sur deux arcs, de conception différente. Celui du nord, bien appareillé est en plein cintre. Celui du sud, également appareillé est un arc brisé. Tous deux s’appuient du côté de l’abside sur des pieds droits, par l’intermédiaire d’impostes largement débordantes, ornées d’une frise de rameaux en bas relief.
A l’opposé, les deux arcs retombent sur de gros piliers de section irrégulière avec imposte également débordante : Cette partie correspond à une tentative de voutage de la nef centrale. Dans cette disposition, l’église romane devait comporter à l’origine deux bas-côtés très étroits couverts d’une charpente. Une corniche étroite, court sous la toiture, sur les murs de la nef centrale, qui devaient alors se trouver à l’extérieur.

chapelPlus tard l’édifice a été agrandi, pour aboutir à son aspect actuel. Afin d’élargir la nef, construction de grands arcs surbaissés, reposant sur les piliers primitifs aux impostes décorées d’une frise de rameaux en bas-relief et de têtes humaines en relief ; un arc brisé curieusement dévié traverse obliquement le bas-côté sud pour rejoindre le pilier plus ancien, voisin de la porte. Les murs nord et sud furent démolis et on élargit les deux bas-côtés pour former les deux nefs latérales et l’on ouvrit l’ensemble d’une charpente unique. De cette campagne de Tavaux, date la porte d’entrée surmontée d’un arc plein cintre qui ouvre dans le mur du sud.
En recherchant dans le passé, l’histoire nous apprend que vers le milieu du XIIème siècle dans cette société apparemment désintégrée ; se produit un puissant essor économique et démographique.
En 1137, s’accélère l’élan qui depuis quelque temps, soutenu par le travail des paysans, entraîne la civilisation toute entière. « Entre 1180 et 1200 il est si vif », nous dit l’historien Georges Duby, « qu’on peut se demander s’il le fut jamais autant dans les pays qui font aujourd’hui la France. » ;

C’est je crois à cette période là, qu’il faut supposer l’agrandissement de la Chapelle.

Image 24 Saint Pancrace : C’était un jeune homme originaire de Sunnades, ville de Prygie ; il perdit sa mère peu de jours après qu’il fut né, et son père survécut peu de temps à sa femme. Il recommanda en mourant son fils Pancrace à son frère nommé Denis, et cet oncle lui servit de tuteur et de père. Denis, venant s’établir Rome, y mena son neveu ; la Providence permit que leur logis se trouvât proche de celui qui servait de retraite au saint pape Marcellin, durant le feu de la persécution que Dioclétien et Maximien avaient allumé contre les fidèles. Quelques entretiens qu’ils eurent avec le saint pontifie, sa modestie, sa patience, sa douceur, sa piété, charmèrent si fort ces étrangers qu’ils vinrent lui demander le baptême. Denis survécut peu de jours à sa conversion, et le jeune Pancrace, âgé seulement de quinze ans, fut arrêté, comme Chrétien, peu de jours après la mort de son oncle.

Image-6Les anciens actes de son martyre disent que l’empereur Dioclétien, qui avait connu son père, voulut le voir, et qu’il n’oublia rien pour le faire retourner au paganisme ; il essaya de le gagner par des promesses, il tâcha de l’intimider par des menaces, il employa la ruse, mais rien ne put l’ébranler. Inutilement vous flattez-vous, Seigneur, lui dit ce jeune héros chrétien, en me menaçant de me faire perdre la foi, de me faire perdre la vie ; la mort n’a rien d’affreux pour les Chrétiens : leur bonheur est de donner leur sang pour Jésus-Christ ; « vos supplices hâtent leur éternelle félicité. Et expirer dans les tourments, c’est remporter une glorieuse victoire ! » L’empereur irrité ne voulut pas qu’il en dit davantage, et lui fit couper la tête sur l’heure même.

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