Joe Bousquet PORTRAIT

 

Joë Bousquet, né à Narbonne (Aude) le 19 mars 1897 et mort à Carcassonne (Aude) le 28 septembre 1950 à l'âge de 53 ans, est un poète et écrivain français.

Il venait en vacances chez ses grands-parents à La Palme. La maison familliale se trouvait au n°5 de la rue qui a été nommée en son honneur  - rue Joë Bousquet - à La Palme (une plaque en sa mémoire a été installé sur la façade de la maison).

Chroniqueur de poésie aux Cahiers du Sud, il fit partie du "Groupe de Carcassonne".

Ecrivain immobilisé à vie par une blessure de guerre (1918). Il composa une œuvre poétique romanesque :

- Il ne fait pas assez noir (1932)
- Le passeur s'est endormi (1939)
- La connaissance du soir (1945)
- Le Meneur de lune (1946)
Pendant toutes ces années qu'il passera en grande partie dans sa chambre de la rue de Verdun (devenue depuis un musée), il recevra les intellectuels et artistes (Breton, Eluard, Aragon, Dali, Jean Mistler de l'Académie Française.

Joë Bousquet passa toutes les vacances de son enfance et adolescence à La Palme dans la maison de famille paternelle au n°5 de la rue Joë Bousquet.
Plus tard il écrivit les contes du "cycle de La Palme" qui s'inspirent de souvenirs d'enfance. Village pas tout à fait terrestre pas encore marin. C'est ce village qu'il raconte en lui donnant le nom de Saint Souris dans son roman « Le Roi du Sel ».

La chambre où il fut immobilisé et dont les volets seront fermés en permanence a été conservée en l'état, "la Maison des Mémoires" abrite  maintenant une exposition permanente, ainsi que le "Centre Joë Bousquet et son temps". Joë Bousquet

L'association palmiste "Lapalme et Joë Bousquet" organise tout les ans des manifestations autour de l'œuvre du poète... Contact : Tél. : 06 84 30 90 69  mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

 

Un village du midi noir
Le train s'est arrêté au bord de la mer, devant une baraque entourée de tamaris qui semble le rendez-vous des eaux et des vents.
Cette halte ne voit pas le village, mais un bout de sentier en cherche la route entre les joncs et des roseaux qui montent plus haut que les pins.
Plus que la voie ferrée, l'artère départementale ne mène à Saint-Souris. Détournée de la gare, elle ignore aussi la bourgade qui, du pied de la montagne, lui expédie un plat chemin que ses maisons ne suivent pas loin. A l'embranchement, deux constructions isolées tournent leurs fenêtres vers le village dont elles ne voient que le clocher, avec son horloge : un ancien caboulot où un crime a été commis ; une usine rouillée où s'amoncelle le romain qu'on y traitait naguère et qui mêle à l'odeur du sel et de l'anguille le soleil évanoui des herbes distillées.
Le vent d'ouest a fait ce pays : il en a dissipé l'humus ; aux habitants qu'il parquait contre la colline a abandonné quelques étangs taris, payant leur minime labeur avec la vendange de ces terres pleurées. Ces fils de marins enterrent leurs morts au faîte de la colline, face à l'extrême horizon. Leurs demeures sons bâties de roches noirs, marbrées de lueurs qu'il faut arracher aux veines du calcaire. Ils édifient eux-même.

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Une rue porte son nom à Carcassonne et à Narbonne, ainsi qu'à Labastide-Saint-Georges (Tarn) et à La Palme (Aude). Voir "La Route des Étangs", de Jean Mistler (Grasset 1971)

 

Le roi du sel Livre de Joë Bousquet

Quelques-unes de ses oeuvres :

- Roman "Le Roi du sel", Le Conte des sept robes  Edition Albin Michel, 1977

- L'Œuvre de la nuit, Éditions Montbrun, 1946

 

 Ginette AUGIER, égérie de Joë Bousquetginette Augier égérie de Joë Bousquet

 

Dossier de presse :

 L'Indépendant du 22-08-14